Notre histoire est une part importante de ce que nous sommes aujourd’hui.
Voici quelques points saillants de l’histoire du STTP :
1965 : Les travailleurs et travailleuses des postes n’ont pas reçu d’augmentation de salaire depuis des années. Ils déclenchent la grève, même s’ils n’ont pas le droit de grève en tant que travailleurs et travailleuses du secteur public. L’arrêt de travail leur permet d’obtenir une importante hausse salariale et entraîne la tenue d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de travail. La grève provoque aussi la tenue d’un intéressant congrès syndical en 1965.
Les déléguées et délégués au congrès national de 1965 remplacent les dirigeants syndicaux qui n’ont pas appuyé la grève. Ils adoptent également des règles qui assurent aux membres le contrôle des votes de grève. Ces règles font partie d’une démarche visant à rendre le Syndicat plus démocratique. Les déléguées et délégués changent également le nom de leur organisation. Connue à l’époque sous le nom de l’Association des employés des postes du Canada (AEPC), elle devient alors le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP).
1965 : Les travailleuses et travailleurs à temps partiel reçoivent un salaire horaire inférieur à celui des travailleuses et travailleurs à plein temps. Ils ont très peu d’avantages sociaux et n’ont aucun contrôle sur leurs conditions de travail. Les employées et employés à plein temps considèrent les travailleuses et travailleurs à temps partiel comme une menace à l’égard de leurs salaires et de leur sécurité d’emploi parce que la direction les utilisent comme de la main d’oeuvre bon marché, facile à manipuler. Les travailleuses et travailleurs à temps partiel sont exclus du STTP lors du congrès national de 1965 parce qu’un grand nombre d’entre eux ont franchi les lignes de piquetage durant la grève de 1965.
1967 : Le gouvernement fédéral adopte la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique. Cette loi permet au travailleuses et travailleurs du secteur fédéral, y compris les travailleurs et travailleuses des postes, de choisir entre l’arbitrage obligatoire ou la conciliation avec droit de grève.
1968 : Le STTP est accrédité pour représenter les travailleurs et travailleuses à temps partiel. Le Syndicat entreprend une lutte visant à obtenir l’équité pour ces travailleurs et travailleuses. Il est donc maintenant plus difficile pour la direction d’opposer les travailleurs et travailleuses à temps partiel aux travailleurs et travailleuses à plein temps.
Aujourd’hui, les travailleurs et travailleuses à temps partiel ont, toute proportion gardée, la même rémunération que leurs homologues à plein temps dans la plupart des domaines de la convention.
1972 : Postes Canada met en place une nouvelle classe d’emplois pour les personnes affectées à la codification du courrier (inscription du code postal). Une machine à trier les lettres (maintenant appelée lecteur optique de caractères) lit les codes postaux et trie électroniquement le courrier. Postes Canada maintient que ce travail ne requiert pas la mémorisation et les compétences requises pour le tri manuel.
1974 : Le STTP force la direction à éliminer la classe d’emplois des codeurs et codeuses ayant un taux de salaire inférieur à celui des autres travailleurs et travailleuses des postes en faisant la grève et en négociant la création d’une nouvelle classe d’emplois (codage, tri et ramassage) qui regroupe les fonctions de codeur ou codeuse et celles de commis des postes.
1981 : La Chambre des communes adopte à l’unanimité la Loi sur la Société canadienne des postes. Celle-ci garantie la prestation de services postaux publics de base à l’ensemble de la population canadienne, peu importe son lieu de résidence. La Loi est le fruit de deux années de consultation entre trois gouvernements fédéraux successifs, des groupes d’entreprises et les syndicats des employées et employés des postes sous l’égide du Congrès du travail du Canada.
Malheureusement, les syndicats ne parviennent pas à convaincre le gouvernement de rendre justice aux courriers des routes rurales et du service suburbain. Le gouvernement inclut dans la Loi une disposition qui empêche les courriers d’être considérés comme des employées et employés bénéficiant du droit de négociation collective et d’autres droits aux termes du Code canadien du travail. Les courriers des routes rurales et du service suburbain sont considérés comme des entrepreneurs. Ils ne disposent d’aucun droit et d’aucun avantage social et leurs conditions de travail sont inhumaines.
1981 : Le STTP affirme que le congé de maternité est nécessaire pour éliminer l’injustice dont souffrent les travailleuses qui sont obligées de subir une perte de salaire importante lors d’une grossesse. Le Syndicat est d’avis que les femmes ne devraient pas être pénalisées en raison du rôle qu’elles jouent dans notre société relativement à la naissance des enfants. Au terme d’une grève de 42 jours, le STTP obtient un congé de maternité payé, devenant ainsi le premier syndicat national à négocier cet avantage pour ces membres.
1983 : Les déléguées et délégués au congrès national du STTP décident que la meilleure façon de protéger le salaire des membres et leurs conditions de travail consiste à améliorer le salaire et les conditions de travail d’autres travailleurs et travailleuses au moyen de la syndicalisation.
1986 : Postes Canada annonce qu’elle prévoit fermer ou privatiser des milliers de bureaux de poste. Le Congrès du travail du Canada et les syndicats des travailleurs et travailleuses des postes organisent une campagne d’envergure pour freiner la fermeture et la privatisation des bureaux de poste. Cette campagne donne lieu, en 1994, à l’instauration d’un moratoire sur la fermeture des bureaux de poste.
1989 : Le STTP remporte le scrutin relatif à l’accréditation syndicale pour représenter les travailleurs et travailleuses internes et externes. Les travailleurs et travailleuses externes étaient auparavant représentés par l’Union des facteurs du Canada.
1992 : Le STTP négocie la création d’un fond d’éducation dans le but d’informer ses membres sur une grande variété de sujets relatifs au travail, au monde syndical et à la justice sociale.
1995 : Le STTP négocie avec Postes Canada dans le but d’obtenir le contrôle d’un fonds de 2 millions de dollars pour la garde d’enfants. Le Syndicat utilise le fonds pour aider les membres qui ont le plus de difficulté à trouver ou à payer des services de garde d’enfants de qualité. Il s’agit notamment des travailleuses et travailleurs affectés au quart de nuit et des parents d’enfants ayant des besoins spéciaux.
1995 : Le STTP négocie l’adoption d’une disposition obligeant Postes Canada à s’appuyer sur l’ancienneté lorsqu’elle embauche des travailleurs et travailleuses temporaires pour pourvoir des postes permanents. Auparavant, les représentants et représentantes de Postes Canada utilisaient souvent des critères arbitraires et discriminatoires lors de l’embauche de travailleurs et travailleuses temporaires pour pourvoir des postes permanents.
1997 : L’Organisation des courriers des routes rurales (OCRR) voit le jour. L’OCRR désire obtenir des droits de base en matière de négociation collective et non pas seulement de meilleurs contrats pouvant être changés au gré du gouvernement ou de Postes Canada. Le STTP accepte d’aider l’OCRR.
2002-2003 : Le STTP gagne l’adhésion des factrices et facteurs ruraux et suburbains à titre de membres du Syndicat et négocie leur récupération à l’interne. En tant que travailleuses et travailleurs syndiqués, ils bénéficient de droits fondamentaux et possèdent une convention collective qui comprend des règles claires et prévoit l’amélioration de leur salaire.