Jour 9 de l’après-loi de retour au travail

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Jeudi 6 Décembre 2018
2015-2019/460
No 65

Que fait Postes Canada?

Pendant que votre comité de négociation se prépare à la phase de médiation prévue par la loi, Postes Canada fait ses bagages et quitte l’hôtel sans prendre la peine d’en aviser le syndicat. Quelle belle démonstration de classe et de respect!

Il semble que Postes Canada n’a aucune intention de participer de façon intensive à la médiation prévue par la loi de retour au travail.

 

Le syndicat croit à la libre négociation avec médiation

Depuis le début de cette ronde de négociation, le syndicat a insisté pour avoir le soutien du service fédéral de médiation.

Nous avons cru qu’avoir la présence du service fédéral de médiation pendant tout le processus aiderait les parties à faire les choses autrement et à en arriver à de bons résultats pour le bien être de nos membres. Il semble que Postes Canada n’avait une fois de plus aucune intention de négocier. Elle a attendu patiemment l’aide du gouvernement afin de nous retirer, en fonction de rapports douteux de Postes Canada, le droit constitutionnel à la libre négociation.

La nouvelle présidente par intérim Jessica McDonald nous a servi de beaux discours de « collaboration », de « nouvelle vision », que de belles paroles…vides. Elle a plutôt choisi de fabriquer une crise inexistante afin de convaincre la sphère politique de nous bâillonner une fois de plus.

Le lock-out et la loi spéciale inconstitutionnelle de 2011, qui nous a forcé à faire des sacrifices que nous n’aurions jamais faits autrement, les deux avis de lock-out de 2016 et maintenant la loi spéciale de 2018, nous montrent clairement que la nouvelle direction de Postes Canada n’est pas différente des précédentes.

Si Postes Canada pense que ses actions passeront comme une lettre à la poste, elle se trompe sérieusement.

Nos revendications sont légitimes et nous ne reculerons devant rien ni personne afin d’obtenir des bonnes conditions de travail équitables qui respectent notre santé et sécurité et procurent des emplois décents.

 

La lutte continue, plus que jamais.

 

Solidarité,

Nancy Beauchamp
Négociatrice en chef, unité des FFRS
Sylvain Lapointe
Négociateur en chef de l’unité urbaine